{"product_id":"david-bowie-blackstar","title":"David Bowie Blackstar","description":"Comme Mishima dans ses écrits, Bowie avait souvent abordé la mort à travers ses\nchansons, comme des petits cailloux semés sur son chemin. On la retrouve dès\n1967 dans le récit macabre de « Please, Mr Gravedigger » et dans la folie\nmeurtrière de « Hungry Man » ; en 1970 avec la face B « Conversation Peace » ;\navec la violence du vétéran du Vietnam de « Running Gun Blues » sur The Man Who\nSold The World ; en 1972 avec le suicide rock’n’rollesque de Ziggy Stardust ;\nsur Diamond Dogs avec le décor post-apocalyptique de la ville imaginaire Hunger\nCity et la fameuse strophe « This ain’t rock’n’roll\/This is genocide » ; en 1987\nsur « Day In Day Out » (Never Let Me Down) avec l’histoire d’une femme outragée\net pensant au suicide ; en 1993 avec « Jump They Say » ; sur quasiment tout\nl’album Outside en 1995, où Bowie raconte des histoires de tueurs en série ; sur\n« I’m Afraid Of Americans » dans le clip duquel il se fait traquer par la mort ;\nsur « Bring Me The Disco Kid » où il se lamente étrangement sur sa fin prochaine\nen se remémorant peut-être ses sombres pratiques à Los Angeles dans les années\n1970 (Reality, 2003) ; sans compter bien sûr l’évocation du suicide, à nouveau,\ndans « You Feel So Lonely You Could Die » et la violence de « Valentine’s Day »\nsur The Next Day (2013), auquel il est attaché puisqu’il en reprendra le\npersonnage psychopathique dans sa comédie musicale Lazarus (2015). Selon\nl’artiste et universitaire australienne Tanja Strak, qui a recensé les titres\ndont nous venons de dresser la liste, « dans l’œuvre de Bowie, la mort est une\npurification, un symbole, un mystère et une vengeance, quoique souvent drapée\ndans des sons magnifiques qui enveloppent leur sombre contenu. (…) Il est même\npossible d’interpréter la présence constante de la mort dans l’expression\ncréative de Bowie comme un besoin instinctif d’authenticité à travers la\nconfrontation et l’intégration de l’ombre »1. Depuis longtemps, Bowie affirme ne\nplus avoir peur de mourir. En 1996, il déclarait par exemple aux Inrockuptibles,\ndans le cadre d’un dialogue assez riche avec le jeune écrivain français Mehdi\nBelhaj Kacem : « A 50 ans, je n’ai plus peur ni de la vieillesse ni de la mort.\nLa dernière ligne droite ne m’effraie pas : je la regarde en face et elle ne me\nfait plus peur. La certitude absolue de ma mort est devenue une idée presque\nrassurante, apaisante. Avant, c’était très confus, mais maintenant tout est\nclair. (…) Ma mort est une partie de ce que je suis. Ma mort est extrêmement\nimportante à mes yeux ». Et à propos de la mort de Mishima : « Face à la\ndisparition de la beauté, on est son seul juge : c’est un problème strictement\npersonnel et je comprends qu’on puisse y répondre d’une manière si\npersonnelle ». De manière plus générale, la mort devient un instrument, pour\nBowie, elle possède un ressort dramatique qu’il serait idiot de ne pas\nexploiter.","brand":"SERENDIP LIVRES","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58756013261135,"sku":"9782919296699","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0882\/8380\/8079\/files\/p6gw0fhyJhc1BCgEN0o54WeOwGwM7kl_JjfRTmWKXmybVfwEIzqRSg-cover-large.jpg?v=1789205907","url":"https:\/\/librairieledelta.com\/products\/david-bowie-blackstar","provider":"Librairie Le Delta","version":"1.0","type":"link"}