{"product_id":"journal-i","title":"Journal I","description":"Journal,Diarios1954-1972JournalJournalJournauxFuséesMon cœur mis à\nnumoijemoiRecherche du temps perdujeUne saison en enferpeut-être ma plume\nexplorera-t-elle des lisières inconnues, peut-être mon oiseau sera-t-il\nglorieux, peut-être mon nom aura-il droit à son auréole, peut-être ma mort\nsera-t-elle ma naissance.JournalJ'aspire à la lucidité. J'ai peur de ne jamais\nl'atteindreJournalL'immensed'Alejandra Pizarniktexte majeur d’une œuvre aussi\nnécessaire que fatale, sera enfin traduit et publié entièrement en France. Il\ns’agit de 19 cahiers qui forment un ensemble de 1104 pages dans l’édition\nespagnole de référence :(Lumen, 2013). Projet assez titanesque, il sera réalisé\nen deux temps, nous présentons aujourd’hui le premier tome qui est complétement\ninédit en français. Il est composé des neufs premiers cahiers qui datent de fin\nseptembre 1954 à août 1960. Alejandra Flora Pizarnik a 18 ans, quand elle\ncommence son, mais il est évident tout de suite qu’il ne s’agit pas d’un simple\ndocument ou d’un témoignage en marge de l’œuvre poétique de la future écrivaine\n(elle publie son premier livre en 1955), ce sera une œuvre à part entière,\npuissante, nécessaire. D’ailleurs, Alejandra Pizarnik s’inscrit elle-même\nvolontairement dans le genre littéraire du journal, des écrits\nautobiographiques, en citant clairement ses références, dude Katherine Mansfield\net de Virginia Woolf en passant par lesde Kafka (qui venait de paraître en\nArgentine traduits par J.R. Wilcock et qui fut un livre de chevet pendant des\nannées pour Pizarnik), et les écrits autobiographiques de Baudelaire (,). De\nfaçon plus large, Pizarnik définit d’emblée son projet littéraire en le plaçant\ndans la lignée de l’écriture introspective, une écriture du, ou du, entre deux\npôles qui seraient, pour l’écriture dulade Proust, et pour l’écriture du,de\nRimbaud. Mais au-delà des références données par la jeune écrivaine, aspirant\ndès le début à la postérité littéraire («»), ce qui construit la trame de sonest\nune quête éperdue de vérité, à travers le langage. Quête cernée en permanence\npar l’attrait de la mort et l’angoisse de la disparition : «. ». C’est cette\nquête qui fait dud’Alejandra Pizarnik bien plus qu’une succession de prises de\nnotes au fil des jours, pour se transformer en une œuvre-monstre, miroir\ndéformant ou fleuve en crue, faisant déborder le texte de toutes parts,\noscillant entre fulgurances poétiques, scènes de la vie artistique à Buenos\nAires (puis à Paris), envolées lyriques, diatribes, récits de rêves, fragments\nde nouvelles ou de romans abandonnés, croquis humoristiques, confessions, etc.","brand":"BELLES LETTRES - BLDD S.A.S.","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58988948226383,"sku":"9782356541024","price":28.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0882\/8380\/8079\/files\/p6gw0fhyJhdmWd_AQKxUH6lLRyK-mwGpxUITK5fXUxvpC9XOpWb81w-cover-large.jpg?v=1790962642","url":"https:\/\/librairieledelta.com\/products\/journal-i","provider":"Librairie Le Delta","version":"1.0","type":"link"}