{"product_id":"le-debut-des-pieds-suivi-de-ventre","title":"Le Début des pieds, suivi de Ventre","description":"Avec un mélange de fausse candeur, d’humour, et de transparence (transparence\nqui ne nous épargne rien des mouvements internes du corps), Ludovic Degroote\npose dans Le début des pieds l’équation d’une impossible séparation : la\nséparation du monde tout autant que le rapport au monde est impossible. Récit de\nchutes, livre d’écoulements, le poème creuse son intériorité en déroulant un\nregard qui partant de l’intérieur interroge sa place dans le monde : quand bien\nmême on s’y trouve tout entier, on le regarde de l’extérieur – de l’extérieur de\ntout sauf de son propre corps. Le corps se fait ici le creuset au même titre que\nle langage des peurs, des maladies, des blessures, des pentes contre lesquelles\nil est si difficile de lutter. « S’il n’y avait que deux bords on pourrait se\nrejoindre » dit Ludovic Degroote qui fait le détour par les sitcoms télévisées\net les amours de Nathan et Nirina pour rejoindre son propre vertige. Les autres,\nmême personnages virtuels (mais que sommes-nous vis-à-vis des autres justement\n?) peuvent-ils simplifier la complexité du monde, et nos propres complications ?\nC’est ce qui nous « lie à cette séparation » de soi-même, à ce paradoxe qui\npousse à s’écarter de soi sans y parvenir, sans pouvoir même en faire le tour.\nC’est un épicurisme renversé, en négatif qui est à l’œuvre ; la mort n’existe\npas tant qu’on est en vie, et c’est bien ce qui est terrible, de ne pouvoir se\ndéfaire de sa vie sans mourir. Le présent agrandit la plaie de vivre pour\nDegroote qui attend sans cesse la vie qui « ne saurait tarder » et qui pourtant\nest là, à creuser les blessures, à mesure que l’on cherche à se sauver, mais à\nse sauver de quoi puisque la seule issue de la vie est de ne plus vivre ? Que\nfaire contre la mobilité qui est la condition même de la vie sinon suivre le\nmouvement de ses pieds, que faire contre la fluidité même qui nous traverse le\ncorps sinon la laisser provoquer nos effondrements, que faire sinon accepter de\ntenir ses cicatrices, en adopter la trace ? Questions qui trouvent leur\naboutissement radical dans Ventre, texte inédit que nous publions ici à la suite\ndu Début des pieds lui-même indisponible depuis plusieurs années, et ses poèmes\nacérés qui agrègent ce que l’on absorbe des autres, tranchent dans le vif de la\npeau et des os, et de ce qui au fil du temps se rétracte – viscères et mémoire –\nla peur au ventre, car « nous n’existons que par nos intérieurs ». Ludovic\nDegroote résout finalement dans ces deux livres réunis la question matrice et\nmotrice de son œuvre, qui est de supporter la gravité de l’existence avec\nlégèreté, et d’y répondre avec farce et sérieux : « ce qui nous manque c’est de\nn’avoir pas connu autre chose que la vie ».","brand":"BELLES LETTRES - BLDD S.A.S.","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":59142986727759,"sku":"9782877042628","price":21.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"url":"https:\/\/librairieledelta.com\/products\/le-debut-des-pieds-suivi-de-ventre","provider":"Librairie Le Delta","version":"1.0","type":"link"}